Les secouristes en montagne : une unité d'élite

Déposer un commentaire

Dans le dernier numéro du magazine Hiking on the Moon by Quechua special Mountain Life, nous vous amenons à la découverte de métiers qui nous permettent de profiter pleinement de la montagne. Ils sont là pour assurer notre sécurité, pour faciliter nos randonnées,... Zoom sur Alice Cofeldy, gendarme secouriste au PGHM de Chamonix.

Pour assurer votre sécurité, celle de tous les randonneurs le PGHM veille sur les massifs montagneux. Sa mission : assurer le secours en haute montagne. Nous avons rencontré Alice, la première femme à intégrer cette unité d’élite. Image1- Pouvez-nous nous expliquer en quoi consiste votre travail ? Je possède plusieurs casquettes, la casquette de secouriste, nous avons tous au minimum le PSE2 (Premiers Secours en Equipe de niveau 2), celle d'aspirant guide et bien sûr celle de gendarme. Travailler en PGHM c'est un savant mélange de ces trois casquettes. Selon moi elles sont indissociables. Les PGHM prolongent les missions de la gendarmerie dans le territoire de la haute montagne. Nous avons des missions de surveillance, de secours, de prévention, de recherche, d'enquête. -Comment avez-vous découvert ce métier et depuis combien de temps faites-vous cela ? J'ai découvert ce métier lorsque j'étais magasinière au CNISAG (centre d'instruction de ski et d'alpinisme de la gendarmerie.). J'ai occupé ce poste de 2007 à fin 2010, cela m'a permis de côtoyer les gendarmes secouristes du PGHM, et de m'imprégner de ce milieu que je ne connaissais pas du tout.Ce que je voulais au départ en m'installant à Chamonix c'était faire de la montagne et devenir guide de haute montagne. Puis la gendarmerie m'a fait découvrir un autre métier qui se passait aussi en montagne.En 2009 j'obtiens le probatoire de l'aspirant guide et je commence la formation. En 2010 j'obtiens le concours de sous officier. Je rentre à l'école de Montluçon le 4 janvier 2011 j'en ressors un an plus tard. Je suis affectée directement au PGHM de Chamonix en janvier 2012. -Votre plus fort souvenir ? C'est un travail qui procure beaucoup de souvenirs, même si ça ne fait que deux ans que je travaille, j'ai  déjà des milliers de souvenirs.Je pense particulièrement à un secours à l'aiguille du Jardin cet été, où je me suis fait coincer par l'orage avec les deux victimes. Nous nous sommes abrités dans une petite grotte et nous avons attendu environ 3 heures que l'orage passe. PGHM ChamonixCrédit photo : PGHM Chamonix -D’où vous vient votre passion pour la montagne ? Je suis parisienne, et toute ma famille vit là bas. Cependant mon père nous a toujours emmenés à fontainebleau les week-ends et nous passions les vacances d'hiver à Chamonix. Vers l'âge de 20 ans j'ai commencé à faire beaucoup d’escalade et l'envie d'aller vers de vraies montagnes se faisait de plus en plus forte. J'ai commencé à lire beaucoup de littérature de montagne et à venir de plus en plus souvent à Chamonix pour les vacances. La vie parisienne ne m’intéressait pas et la seule chose que je voulais faire c'était grimper.Après mes études, j'ai décidé de venir à Chamonix pour faire de l'alpinisme et commencer une liste de courses pour le probatoire de l'aspirant guide. -Vous vivez pour et par la montagne, si vous deviez choisir votre préférée ? Je ne dirai pas ma montagne préférée mais plutôt mon sommet préféré, et bien pour être originale, c'est le Mont-Blanc. Je crois que c'est sur ce sommet que j'ai mes meilleurs souvenirs d’alpinisme. Je l'ai toujours partagé avec des gens que j’apprécie. L’arrivée à cette bosse de neige est toujours pleine d'émotions, que l'on vienne des itinéraires d’Italie, ou de la voie normale. -Parce que la sécurité c’est ce qu’il y a de plus important, pouvez-vous donner quelques conseils à nos randonneurs d’hiver ? Pour les randonneurs de l'hiver que ce soit à ski ou à raquettes, il faut avoir le triptyque obligatoire pelle,sonde, arva. Préparer sa course, me semble très important : il faut se renseigner sur la météo et  le bulletin des risques d'avalanches. Et puis pensez à avoir un bon fond de sac : le portable, les lunettes protectrice, de la crème solaire, des vêtements chauds. Le maître mot est de se faire plaisir sans se surestimer ! Image2A découvrir également, les portraits: d'un fromager, d'un baliseur de chemin de randonnée et d'un architecte de montagne!

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Vote
Rédiger un avis
HAUT DE PAGE